Oliver Gallmeister: « La littérature, c’est primal, animal. »

Sur l’une des imposantes étagères qui tapissent les murs du siège de Gallmeister, à deux pas de la rue de Rennes, les premières épreuves de My Absolute Darling, de Gabriel Tallent. Le livre doit sortir dans quelques semaines, et rarement la maison d’édition a semblé bruisser d’une telle excitation. Cette sensation grisante d’avoir mis la main sur un livre qui fera date. Une sensation que tout éditeur a connu un jour. Où après laquelle, peut-être, il court encore désespérément. Nous reviendrons bientôt dans Lost Highways sur ce stupéfiant roman.
Pour l’heure, Oliver Gallmeister nous attend dans son bureau. L’occasion de tenter d’en savoir plus sur l’homme qui, depuis 2005, a changé la vie des amateurs de littérature américaine. 

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Sables Mouvants

« Merde, si vous voulez mon avis, le fait qu’il y ait un livre dans cette baraque était déjà sacrément remarquable. Ce bouquin, c’était A Garden of Sand, d’Earl Thompson, et dans les mois qui suivirent, je l’avais lu cinq ou six fois. (…) Qui sait, si je n’avais pas eu les livres d’Earl Thompson, je n’écrirais peut-être pas aujourd’hui ». 

                                                                                                                                Donald Ray Pollock

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Free Fallin’

Karoo, où l’histoire à la fois burlesque et tragique d’une déchéance. Le livre, au titre mystérieux, son auteur, Steve Tesich, totalement inconnu hormis de certains encyclopédistes du cinéma américain (il a été récompensé d’un Oscar à la fin des années 1970 pour le scénario de La bande des quatre, de Peter Yates), ont débarqué sans crier gare dans les librairies il y a de cela quelques années. Lire la suite de « Free Fallin’ »

No Sleep ’till Brooklyn

Publié cet année auréolé de l’honneur d’être le numéro 1000 de la prestigieuse collection Rivages/Noir, Gravesend est un premier roman, signé par William Boyle. C’est également un chant funèbre, une ode désenchantée à un quartier de Brooklyn devenu le tombeau des espoirs de ceux qui y sont nés. On peut sortir un homme du quartier, on ne peut pas sortir le quartier d’un homme..

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The Good, The Bad, The Horror

Alors que Chicago, en 1893, s’apprête à inaugurer La Ville Blanche, pharaonique exposition universelle à la création chaotique, la cité du Michigan est le théâtre des agissements de H.H. Holmes, moderne Barbe-Bleue qui marquera l’histoire, et deviendra le premier serial killer des Etats-Unis. Erik Larson, dans son livre Le Diable Dans La Ville Blanche, narre avec brio ces deux moments fondateurs de l’histoire du pays, pour le meilleur et pour le pire.

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Carver est-il Carver?

Pour les amateurs de littérature américaine, ce fut un véritable tremblement de terre. Et si Raymond Carver, immense auteur de nouvelles dont l’ombre plane sur une bonne part de la production littéraire contemporaine, n’était pas celui que l’on croyait connaître? La publication chez l’Olivier de la totalité de son oeuvre, ces dernières années, est allé jusqu’à remettre en question l’essence même de ce qui faisait le style et l’originalité du « Tchekhov américain ». La publication de cette intégrale fut en effet l’occasion de la publication pour la première fois en France de Débutants, manuscrit de Parlez-moi d’amour, son premier recueil de nouvelles. Un manuscrit originel découvert par sa veuve, Tessa, qui apporte une lumière inédite sur un auteur et une oeuvre définitivement intouchables. Lire la suite de « Carver est-il Carver? »