Free Fallin’

Karoo, où l’histoire à la fois burlesque et tragique d’une déchéance. Le livre, au titre mystérieux, son auteur, Steve Tesich, totalement inconnu hormis de certains encyclopédistes du cinéma américain (il a été récompensé d’un Oscar à la fin des années 1970 pour le scénario de La bande des quatre, de Peter Yates), ont débarqué sans crier gare dans les librairies il y a de cela quelques années. Lire la suite de « Free Fallin’ »

Race with the devil on a southern highway

Il est des oeuvres qui plongent quiconque tente d’en parler, en bien ou en mal, dans un abîme d’incertitude. Pas parce qu’on ne sait trop qu’en penser, bien au contraire, mais parce que certaines oeuvres prennent vie, plus encore que d’autres, dans le regard de ceux qui les découvrent. Et que les sensations provoquées par ces oeuvres-là peuvent être contrastées, voire diamétralement opposées, selon les personnes. Pas en raison de leurs qualités artistiques, mais du message, voire de la philosophie, qu’elles sont sensées véhiculer. Lire la suite de « Race with the devil on a southern highway »

Are you sure Hank done it this way?

Il y’a des choses que l’on ne doit pas faire du côté de Nashville. Qui vous assurent de vous retrouver le temps d’un clignement de cils attaché par une corde à un Pick-up et trainé à tout berzingue sur une rout rocailleuse du comté de Davidson. Commettre un album entier de reprises du Commandeur de la Country s’apparente à colorier au stabilo les fresques du Caravage. Surtout si l’on a l’outrecuidance d’être anglais…The The, groupe méconnu et pourtant brillant de Londres, s’y est pourtant essayé, et en guise de blasphème, c’est une cathédrale gothique lardée d’orgues comateuses et de wha-wha fantomatiques qui nous explose à la gueule. Lire la suite de « Are you sure Hank done it this way? »

No Sleep ’till Brooklyn

Publié cet année auréolé de l’honneur d’être le numéro 1000 de la prestigieuse collection Rivages/Noir, Gravesend est un premier roman, signé par William Boyle. C’est également un chant funèbre, une ode désenchantée à un quartier de Brooklyn devenu le tombeau des espoirs de ceux qui y sont nés. On peut sortir un homme du quartier, on ne peut pas sortir le quartier d’un homme..

Lire la suite de « No Sleep ’till Brooklyn »

The Good, The Bad, The Horror

Alors que Chicago, en 1893, s’apprête à inaugurer La Ville Blanche, pharaonique exposition universelle à la création chaotique, la cité du Michigan est le théâtre des agissements de H.H. Holmes, moderne Barbe-Bleue qui marquera l’histoire, et deviendra le premier serial killer des Etats-Unis. Erik Larson, dans son livre Le Diable Dans La Ville Blanche, narre avec brio ces deux moments fondateurs de l’histoire du pays, pour le meilleur et pour le pire.

Lire la suite de « The Good, The Bad, The Horror »

The Ellroy Corsican Tour part VI

Reste à aller diner, et comme pour l’hôtel, Ellroy et Helen n’ont aucune exigence de diva. « N’importe où, du moment qu’ils font de la bonne barbaque ». Nous optons pour le Marché, histoire de faire visiter à pied le centre-ville de Bastia à notre invité du jour.

-« C’est loin? »

-« Cinq minutes à pied, James ».

Il éclate de rire.

-« Bon sang on prend la voiture alors! J’ai pu voir à midi à quel point elles étaient différentes de celles du reste du monde, les cinq minutes corses! » Lire la suite de « The Ellroy Corsican Tour part VI »

The Ellroy Corsican Tour, part V

Pierre et moi prenons la direction du théâtre de Bastia chargés de plus de trois cent exemplaires de Perfidia qu’il faudra mettre en place dans le péristyle pour la séance de dédicaces qui suivra la rencontre sur la scène.

Le maire de Bastia, Gilles Simeoni, s’est proposé, alors que nous préparions l’événement, de nous laisser utiliser le Théâtre municipal sans débourser le moindre centime. Une générosité à souligner, même venant d’un édile lecteur averti d’Ellroy, Pelecanos ou Price, et sans laquelle nous aurions peut-être tout simplement été obligés de rendre la manifestation payante pour le public, voire de renoncer, faute d’endroit adéquat et de moyens suffisants. Lire la suite de « The Ellroy Corsican Tour, part V »

The Ellroy Corsican Tour, part IV

L’angoisse commence à envahir l’habitacle de la voiture quand j’aperçois une clairière à la végétation luxuriante, mais où, pour la première fois depuis quelques kilomètres, la main de l’homme semble avoir effectué son oeuvre. Un havre de paix d’une quiétude reposante où trois maisons de pierre de taille modeste mais d’une beauté minérale montent la garde. Lire la suite de « The Ellroy Corsican Tour, part IV »